Ces 10 sportives passent en 2026 un cap hautement symbolique : celui des 30 ans. En France, un véhicule peut demander la mention “véhicule de collection” lorsqu’il date de plus de 30 ans, qu’il n’est plus produit et qu’il n’a pas subi de modifications essentielles. La date exacte dépend donc du véhicule, de sa première mise en circulation et de son état d’origine.
30 ans déjà ! En 1996, les années 90 battent leur plein, les roadsters reviennent à la mode, les japonaises de rallye font trembler les européennes, Ferrari replace un V12 à l’avant et Porsche lance le modèle qui contribuera à sauver la marque. Pas facile de ne garder que 10 voitures, tant cette année a vu naître de futures icônes...

1. Porsche Boxster 986
En 1996, Porsche lance le Boxster de première génération, type 986. Un petit roadster à moteur central, deux places, six cylindres à plat et prix plus accessible qu’une 911 : sur le papier, certains puristes froncent les sourcils. Dans les faits, le Boxster devient l’un des modèles les plus importants de l’histoire moderne de Porsche. Introduit fin 1996, il est le premier modèle de route Porsche conçu dès l’origine comme roadster depuis la 914.
Aujourd’hui, les premiers exemplaires ont tout pour séduire : ligne devenue familière, équilibre de châssis, vraie sonorité mécanique et cote encore moins intimidante qu’une 911. En 2026, le Boxster 986 n’est plus seulement “la Porsche d’entrée de gamme” : c’est un youngtimer devenu collectionnable.

2. Lotus Elise S1
La Lotus Elise, c’est le manifeste roulant du “light is right”. Présentée au milieu des années 90 puis livrée à partir de 1996, elle remet au goût du jour une idée simple : moins de poids, plus de sensations. Sa structure en aluminium, sa carrosserie légère et son moteur Rover de grande série créent une sportive minimale, vive, communicative, presque sans filtre.
Avec elle, pas besoin de 400 chevaux pour se sentir pilote. L’Elise transforme chaque virage en événement. À 30 ans, elle n’a rien perdu de sa fraîcheur : elle incarne même une époque que l’automobile moderne, toujours plus lourde, semble regarder avec nostalgie.

3. Renault Sport Spider
Le Renault Sport Spider est sans doute l’un des choix les plus savoureux de cette sélection. Une Renault sans toit, sans compromis, parfois sans pare-brise, produite à Dieppe et animée par un 2.0 16 soupapes de 150 ch : il fallait oser. Les fiches techniques de 1996 indiquent un 2.0 litres de 150 ch, une boîte manuelle et une vitesse de pointe autour de 215 km/h.
C’est une voiture de plaisir pur, plus proche du jouet de piste que du cabriolet de promenade. Pas vraiment pratique, pas vraiment confortable, pas vraiment rationnelle… donc totalement indispensable dans un Top 10 de passionnés.

4. Ferrari 550 Maranello
En 1996, Ferrari surprend son monde avec la 550 Maranello. Après des années de berlinettes 12 cylindres à moteur central arrière, la marque revient au grand coupé V12 avant, propulsion et boîte manuelle. La fiche officielle Ferrari présente la 550 Maranello comme un modèle 1996, animé par un V12 de 5,5 litres.
Avec ses 485 ch, sa ligne Pininfarina élégante et son tempérament de grande voyageuse très rapide, la 550 Maranello a longtemps été moins médiatique que certaines Ferrari plus exubérantes. Mais le temps fait son œuvre : aujourd’hui, elle apparaît comme l’une des dernières grandes GT Ferrari “classiques”, avec un V12 atmosphérique à l’avant et un levier de vitesse en grille ouverte. Rien que ça.

5. Mercedes-Benz SLK R170
En 1996, Mercedes-Benz remet le petit roadster chic sur le devant de la scène avec le SLK R170. Son arme secrète ? Le fameux toit rigide escamotable “Vario-roof”, capable de transformer le roadster en coupé en 25 secondes. Mercedes-Benz rappelle d’ailleurs que ce toit électrohydraulique se replie dans le coffre tout en laissant encore de la place pour des bagages légers.
Le SLK n’est pas la plus radicale du lot, mais il a marqué son époque. Compact, élégant, utilisable toute l’année, il a ouvert la voie au grand retour des coupés-cabriolets. En 2026, les premiers SLK deviennent des anciennes très fréquentables, parfaites pour celui qui veut rouler différent sans renoncer au confort.

6. BMW Z3 M Roadster
La BMW Z3 a remis BMW dans la bataille des roadsters compacts des années 90, avec en prime une apparition très remarquée dans l’univers de James Bond. Mais la version qui fait battre le cœur des amateurs, c’est évidemment la Z3 M Roadster. Sous son long capot, on retrouve un six cylindres en ligne dérivé de la M3, donné à 321 chevaux sur les versions européennes S50.
Large d’épaules, courte sur pattes, propulsion et boîte manuelle : la Z3 M n’a pas la rigueur clinique d’une sportive moderne, et c’est précisément ce qui la rend attachante. C’est une voiture vivante, parfois caractérielle, avec ce supplément d’âme que les collectionneurs recherchent de plus en plus.

7. Mitsubishi Lancer Evolution IV
Impossible de parler de 1996 sans évoquer la Mitsubishi Lancer Evolution IV. Avec son 2.0 turbo, ses quatre roues motrices et ses 280 chevaux annoncés selon la fameuse limite japonaise de l’époque, l’Evo IV fait entrer la saga Lancer dans une nouvelle dimension. Produite à partir de 1996, une transmission intégrale et une boîte manuelle à 5 rapports.
C’est une voiture née pour avaler les spéciales de rallye, mais capable de déposer bien des sportives plus nobles sur route sinueuse. Aujourd’hui, trouver une Evo IV propre, d’origine et non martyrisée devient une vraie mission.

8. Subaru Impreza WRX STI Version III
Face à la Lancer Evo, il fallait bien une Subaru. En 1996, l’Impreza WRX STI Version III poursuit la légende du flat-four turbo, de la transmission intégrale et des jantes dorées. Les versions STI de cette période sont étroitement liées à l’imaginaire rallye, et la Version III apparaît à partir de septembre 1996 dans l’évolution de la première génération.
C’est une auto qui sent la spéciale, la boue, le turbo qui souffle et les années Colin McRae. Elle n’a peut-être pas le raffinement d’une GT européenne, mais elle possède une aura immense auprès des amateurs de japonaises sportives. Et dans 20 ans, on regrettera sûrement de ne pas en avoir acheté une belle quand il était encore temps.

9. TVR Cerbera
La TVR Cerbera, c’est l’Angleterre dans ce qu’elle a de plus déraisonnable. Un coupé 2+2, une ligne musclée, des moteurs généreux et très peu d’assistance pour calmer les ardeurs du conducteur. La Cerbera apparaît dans les guides d’achat comme un modèle produit à partir de 1996, avec des versions puissantes et une personnalité pour le moins sulfureuse.
Elle n’est pas faite pour tout le monde. Elle demande de la patience, de l’entretien, de la connaissance et probablement un bon spécialiste. Mais quelle présence ! Pour l’amateur qui veut autre chose qu’une Porsche ou une Ferrari, la Cerbera est une vraie bête de collection.

10. Dodge Viper GTS
Après la RT/10, déjà bestiale, la Dodge Viper GTS arrive en 1996 avec une silhouette de coupé spectaculaire et un V10 toujours aussi sauvage. Les fiches techniques donnent 450 chevaux, un poids autour de 1 569 kg et une vitesse maximale proche de 287 km/h.
La Viper GTS, c’est la sportive sans filtre à l’américaine : long capot, ailes musclées, cylindrée énorme, tempérament de dragster et look de poster de chambre d’ado. Elle ne cherche pas la subtilité. Elle cherche l’effet “wahou”. Et trente ans plus tard, ça fonctionne toujours aussi bien.
Alors, laquelle choisir en 2026 ?
Si vous aimez les sensations pures, la Lotus Elise et le Renault Sport Spider sont des évidences. Si vous rêvez d’un blason mythique, la Porsche Boxster 986 et la Ferrari 550 Maranello cochent deux cases très différentes mais tout aussi passionnantes. Si votre cœur bat au rythme du rallye, l’Evo IV et l’Impreza STI sont incontournables. Et si vous voulez de la démesure, la TVR Cerbera ou la Dodge Viper GTS devraient largement faire l’affaire.
Une chose est sûre : les sportives de 1996 ne sont plus de simples occasions anciennes. Elles entrent dans une nouvelle phase de leur vie, celle où l’on commence à parler d’origine, d’historique, de rareté, de configuration, de matching numbers… et de plaisir durable.